Dans un court article consacré à la question de la gestion de la réputation en ligne, le Monde.fr nous fait découvrir la thèse audacieuse d’un spécialiste du sujet, Olivier Zara. Selon les propos que lui prêtent la publication le pire ne serait pas d’avoir une mauvaise réputation sur Internet mais de « ne pas avoir de réputation du tout. Cela signifie que la personne n’a rien à dire ou qu’elle a des choses à cacher ». Faudra-t-il bientôt se mobiliser pour défendre le droit à ne pas avoir de réputation en ligne ?
Source : Le Monde.fr – Date : 9 avril 2008 – Auteur : Géraldine Bordère
Lien de l’article : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/09/comment-faire-pour-etre-bien-vu-sur-le-web_1032699_651865.html
juillet 16, 2008 à 2:52 |
Vous me citez dans votre billet, voici mon droit de réponse
Comme vous l’indiquez, il s’agit d’un court article dans lequel 1 heure d’interview téléphonique se transforme en quelques citations car il faut faire court. Le sujet est complexe et l’article est peut-être trop court. Vous avez lu ça : « ne pas avoir de réputation du tout. Cela signifie que la personne n’a rien à dire ou qu’elle a des choses à cacher » et je comprends qu’on trouve la thèse audacieuse ! Je suis moi même choqué de lire ça. Alors, voici la version originale de mon discours qu’on pouvait lire dans un billet publié avant l’interview et que j’ai repris ensuite dans un autre billet pour clarifier les choses :
“[...] Le pire qui puisse vous arriver n’est pas de laisser des traces négatives pour votre réputation à travers un blog ou un forum. Le pire serait qu’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique. 77% des recruteurs américains effectuent des recherches en ligne sur les candidats. Les recruteurs français y viendront tôt ou tard. 7% de toutes les requêtes effectuées sur les moteurs de recherche se font sur le nom d’une personne.
Cette absence de réputation numérique professionnelle pourrait être interprétée de la manière suivante :
- Manque de transparence
- Refus de partager l’information
- Personne qui n’a rien à dire
- Technophobe
- Aversion pour le risque
Bien sûr, un recruteur pourrait ne pas faire cette interprétation et considérer simplement votre invisibilité sur Internet comme neutre, sans importance, insignifiante. Mais si vous êtes le seul à être invisible sur 10 candidats, comment réagira-t-il ? Que feriez-vous à sa place ? On entre dans le domaine de la gestion des risques.
Votre réputation professionnelle sur Internet renvoie indirectement une image de marque : sens du risque, esprit d’initiative, capacité à partager l’information, à exprimer des idées ou à utiliser les technologies de l’information qui sont aujourd’hui au coeur de la performance des organisations. Entre un candidat dont on peut évaluer facilement la réputation professionnelle et un autre pour lequel c’est plus difficile, un jour viendra où le choix sera vite fait. Promouvoir sa réputation numérique professionnelle est donc utile pour :
- chercher un emploi, se faire connaître
- proposer des services (consultants, freelance,…)
- valoriser son expertise
- booster sa carrière”
Source : http://reputation.axiopole.info/2008/05/22/identite-personnelle-reputation-professionnelle/
Pour répondre à votre question, ouiiiiiii vous avez un “droit” à l’absence de réputation en ligne et vous aurez bientôt le “devoir” d’en assumer toutes les conséquences.