LE COFFRE-FORT NUMERIQUE EN DIX QUESTIONS

décembre 18, 2013

Quelle définition retenir pour le coffre-fort numérique ? Quels en sont les principaux usages et les différentes modalités de mises en œuvre ? Quels bénéfices permet-il d’obtenir ? Tour d’horizon avec les réponses à dix questions concrètes.

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Coffre-fort numérique : effet de mode ou tendance de fond ?

La visibilité actuelle du coffre-fort numérique (certification NF Logiciel, recommandation CNIL) est le résultat d’un mouvement de fond entamé il y a plus de 10 ans. Le terme de coffre-fort électronique est, semble-t-il, apparu pour la première fois dans le débat public dès l’été 2001 en liaison avec l’annonce officielle d’un projet gouvernemental d’e-administration. Le concept de Composant coffre-fort numérique a fait l’objet d’une norme (AFNOR NF Z42-020) publiée en juillet 2012.

Coffre-fort numérique : conservation sécurisée ou stockage en ligne ?

Un coffre-fort numérique repose sur la mise en œuvre de mécanismes cryptographiques : empreinte d’intégrité, signature électronique, contremarque de temps et outils de chiffrement. A la différence de services de stockage distant, les coffres-forts numériques n’ont pas pour vocation d’assurer la synchronisation entre différents terminaux. Autre différence, le contenu du coffre-fort numérique est sous le contrôle des utilisateurs. La recommandation de la CNIL de septembre 2013 et la Norme AFNOR NF Z42-020 se rejoignent sur ce point.

Coffre-fort numérique : intégrité ou confidentialité ?

Le coffre-fort numérique garantit l’intégrité des contenus aves des mécanismes cryptographiques et, dans certains cas, la confidentialité par le chiffrement. Ainsi, les évènements de jeux issus des sites des opérateurs des jeux et paris en ligne, archivés obligatoirement dans des coffres-forts électroniques, doivent être chiffrés. La CNIL recommande le recours au chiffrement par l’utilisateur pour les services de coffre-fort numérique ou électronique destinés aux particuliers. D’autres dispositifs contribuent à la confidentialité des contenus : le contrôle d’accès par l’authentification, la limitation des actions par la définition des profils, la traçabilité des actions comme dispositif d’alerte.
Les personnes en charge de l’archivage électronique envisagent souvent le chiffrement des contenus avec réticence. D’une part, le fait même de chiffrer un document représente une forme d’altération de son intégrité. D’autre part, si la clé de déchiffrement est perdue, le document devient inaccessible ce qui est en contradiction avec les objectifs de l’archivage électronique.

Coffre-fort numérique : labélisé ou certifié ?

Il est facile de prétendre disposer d’un coffre-fort numérique. L’essentiel est que le produit soit reconnu comme tel par une autorité indépendante.
Depuis août 2013, il existe la certification NF Logiciel Coffre-fort numérique d’AFNOR Certification qui atteste de la conformité des produits avec la norme AFNOR NF Z42-020. La Fédération des Tiers de Confiance (FNTC) délivre par ailleurs un label Coffre-fort électronique avec des exigences qui portent notamment sur l’interopérabilité de la solution auditée. Enfin, les coffres-forts électroniques utilisés pour l’archivage des évènements de jeux des opérateurs de jeux et paris en ligne sur internet doivent être certifié CSPN par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Coffre-fort numérique : documents ou données ?

Documents, courriers, déclarations, images, son, logs, logiciels : tout « objet numérique » critique ou de valeur a vocation à être conservé dans un coffre-fort numérique. Le coffre-fort numérique a naturellement pour objet de conserver les documents électroniques qu’il s’agisse de documents nativement électroniques ou de copies numérisés de documents imprimés. Les logs ont également vocation à être conservés de façon intègre dans un monde qui est à la fois de plus en plus numérique et dans lequel les enjeux de traçabilité deviennent de plus en plus importants.

Coffre-fort numérique : grand public ou professionnel ?

Les coffres-forts numériques professionnels et ceux destinés aux particuliers diffèrent par les usages même si les technologies mises en œuvre sont les mêmes. En matière d’usage, la vision du professionnel repose le plus souvent sur la conservation des preuves pour être à même de faire face à des contrôles, litiges ou contentieux. Pour les particuliers, il s’agit également de conserver ce qui a de la valeur mais il s’agira plutôt de la préservation du patrimoine numérique personnel.
Le domaine d’usage du bulletin de paie électronique met en évidence le caractère partiellement artificiel de la stricte séparation entre les coffres-forts professionnels d’archivage et les services de coffres-forts électroniques destinés au grand public. Avec ce type de dématérialisation, la DRH de l’entreprise disposera dans le coffre-fort numérique de l’entreprise d’un double électronique de tous les bulletins de paie alors que les salariés volontaires accèderont à leurs bulletins de salaire électroniques via leurs coffres-forts électroniques personnels.

Coffre-fort numérique : archivage ou communication ?

Les coffres forts numériques sont aussi, et peut-être avant tout, des dispositifs techniques qui rendent possible la communication des originaux numériques. Le terme de « coffre-fort » ne permet sans doute pas d’appréhender le véritable potentiel de communication sécurisée qui doit lui être associé. Au-delà de la seule conservation sécurisée, les services de coffre-fort numérique doivent également intégrer des fonctionnalités de transfert et de partage.
Les professions réglementées telles que les Greffiers des Tribunaux de Commerce ou les Huissiers de Justice sont en pointe pour ce type d’usage où le coffre-fort électronique doit d’abord être envisagé comme une boîte aux lettres électronique sécurisée.

Coffre-fort numérique : composant ou solution autonome ?

Le coffre-fort numérique peut-être piloté par un Service d’Archivage Electronique (SAE). Bénéficiant de sa dimension de composant, il peut être tout aussi bien être connecté à d’autres dispositifs technologiques qu’il s’agisse de PGI/ERP (progiciel de gestion intégré), de CRM (Customer Relationship Management), de SIRH (Système d’Information Ressources Humaines) ou encore d’ECM (Enterprise Content Management).
Le coffre-fort numérique peut être également envisagé comme la brique de conservation sécurisée à vocation probatoire d’une plate-forme métier de dématérialisation ou d’un téléservice déployé par la sphère publique. Enfin, il peut être mis en œuvre de façon autonome.

Coffre-fort numérique : progiciel ou service externalisé ?

Le recours à un tiers de confiance spécialiste du coffre-fort numérique ne signifie pas que l’externalisation soit une obligation. Un composant coffre-fort numérique peut être externalisé ou mis en œuvre en interne. Le recours au tiers de confiance se fera alors soit par le choix d’un prestataire de tiers-archivage, soit par le choix d’une technologie développée par un éditeur reconnu et implémentée de façon conforme par un service interne spécialisé.
L’interopérabilité et la réversibilité de la solution permet une mise en œuvre initiale en externe avant une ré-internalisation ultérieure.

Coffre-fort numérique : réduction des coûts ou création de valeur ?

Un archivage électronique sécurisé réalisé sur la base d’un coffre-fort numérique assure des économies en termes d’espaces et surtout de temps pour l’accès aux archives. Il permet également d’éviter les coûts de sinistres liés à la non disponibilité de preuves essentielles (condamnations, amendes, atteintes à l’image de marque, etc.).
Le coffre-fort numérique doit surtout être envisagé comme le socle des nouveaux services de dématérialisation – comme par exemple les contrats en ligne – qui permettent aux organisations de se différencier et de réussir leur transformation numérique.

Arnaud Belleil


Mon Numéricoffre : le Coffre-fort numérique gratuit et illimité de la GMF

juin 28, 2012

Stockez tous vos documents importants gratuitement dans votre Coffre-fort numérique ! Contrats, factures, papiers d’identité, photos, vidéos… sont à l’abri dans un espace de stockage unique, sécurisé et illimité.

https://services.gmf.fr/espace-societaire/mon-numericoffre/index.jsp


Le groupe Cecurity lance CecurHybrid pour la dématérialisation progressive des courriers de gestion

mars 20, 2012

Le groupe Cecurity annonce le lancement de sa nouvelle offre CecurHybrid qui permet une prise en charge globale de la diffusion et de l’archivage réglementaire des courriers de gestion émis par les entreprises.
L’offre CecurHybrid associe un coffre-fort électronique émetteur, pour l’archivage et la gestion documentaire de la totalité des documents émis, ainsi que des coffres-forts destinataires pour les clients des entreprises souhaitant recevoir au format numérique les courriers, factures, bulletins de paye ou relevés. L’offre intègre également les modules CecurDepot pour la prise en charge et l’aiguillage des documents papiers ou numériques à traiter, ainsi que CecurCode pour la sécurisation par signature électronique et code 2D.
CecurHybrid favorise la dématérialisation progressive car la solution permet d’assurer également la diffusion des documents imprimés pour les destinataires qui ne souhaitent pas, dans un premier temps, adopter le format électronique. L’offre permet ainsi aux entreprises, sans modification de leur organisation interne, de proposer à leurs clients un nouveau service innovant tout en améliorant leur productivité.
« Avec CecurHybrid, tous les courriers de gestion sortants de l’entreprise sont certifiés », souligne Alain Borghesi, Président directeur général de Cecurity.com, « par signature électronique pour les documents dématérialisés et par code 2D pour les documents imprimés, ce qui permet de lutter contre les risques de falsification ».

A propos de Cecurity.com :
Cecurity.com est éditeur de la suite logicielle Coffre-fort électronique Communicant pour la maîtrise de l’original numérique.
Cecurity.com est inscrite au Marché Libre de NYSE Euronext Paris (ISIN : FR0010717579 – Code mnémonique : MLCEC).
Pour plus d’informations sur Cecurity.com et ses produits : http://www.cecurity.com
Contact presse :
Cecurity.com
Alain Borghesi
Tél. : +33 (0)1 56 43 37 38
alain.borghesi


Découvrez les temps forts de Cecurity.com au salon Documation les 21 et 22 mars 2012 au CNIT la défense :

mars 19, 2012

http://www.cecurity.com/site/Documentation/Cecurity_Documation_TempsForts.pdf


ma-securite.com

décembre 26, 2008

5sur5, important groupe spécialisé dans la distribution de téléphonie, partenaire de SFR, lance son portail de services consacrés à la sécurité domestique. Le bouquet de services associe domotique, géolocalisation et coffre-fort électronique. Ce dernier repose sur la technologie de Cecurity.com.
Découvrir le service : https://www.ma-securite.com/index.php


Le palmarès des Big Brothers Awards 2008

mai 15, 2008

Le 21 mars 2008 ont été décernés à Paris les oscars 2007 de la surveillance lors de la 8ème édition des Big Brothers Awards. La liste complète des organismes nommés par les activistes de la vie privée donne comme chaque année un aperçu intéressant voire saisissant de ce qu’il est convenu de désigner comme la société de la surveillance. Cette manifestation, organisée sous l’égide de Privacy International, a notamment « récompensé » les drones de surveillance. Pour une fois le prix « Orwell ensemble de son œuvre » n’a pas été décerné à un ministère français mais à une entreprise internationale : Google.  Signe des temps ?

 

 La liste des vainqueurs et des nominés : http://bigbrotherawards.eu.org/Palmares-2007-des-Big-Brother-Awards-France.html


Controverse d’experts sur la transparence réciproque

mars 21, 2008

La transparence réciproque, c’est-à-dire la possibilité de surveiller les surveillants, est-elle susceptible de procurer une solution pour la protection de la vie privée dans la société de l’information ? Non affirme Bruce Schneier gourou américain de la sécurité et de la cryptologie. Si, lui rétorque David Brin, l’écrivain de Science-Fiction théoricien du concept depuis 1997 date de la parution de son ouvrage The Transparent Society.

 

Sources : Wired – Date : 6 mars 2008 – Auteur : Bruce Schneier
Wired  – Date : 12 mars 2008 – Auteur : David Brin

 Lien des articles (en anglais) : http://www.wired.com/politics/security/commentary/securitymatters/2008/03/securitymatters_0306

http://www.wired.com/politics/security/news/2008/03/brin_rebuttal